Quand les cauchemars reviennent presque chaque nuit, deux choses aident vraiment : en parler à votre médecin, pour écarter une cause physique ou un effet de médicament, et travailler sur la tension accumulée dans la journée. L'hypnose peut accompagner ce second volet, à Ajaccio, à Paris ou à distance.
Vous vous réveillez le cœur battant, parfois plusieurs fois par semaine, et vous finissez par appréhender le moment du coucher. C'est une fatigue particulière : les heures de sommeil sont là, mais elles ne reposent pas. Voici ce que l'on sait des cauchemars qui se répètent, et ce qui peut changer.
Quand faut-il d'abord en parler à son médecin ?
Commençons par là, parce que c'est le point le plus important. Des cauchemars presque quotidiens méritent un avis médical si : ils sont apparus après avoir commencé ou arrêté un médicament, ils s'accompagnent d'une somnolence très forte en journée, de mouvements violents pendant la nuit ou de troubles respiratoires, ou ils ont suivi un évènement choquant. Votre médecin pourra écarter ce qui relève du sommeil lui-même ou d'un effet secondaire. Si vos nuits deviennent très lourdes et que des idées noires apparaissent, parlez-en sans attendre, à votre médecin ou au 3114, numéro national de prévention du suicide, joignable gratuitement 24 heures sur 24.
Pourquoi est-ce que je fais des cauchemars ?
Le cauchemar est un rêve long, très désagréable, dont on se souvient bien et qui réveille complètement. Il survient pendant le sommeil paradoxal, cette phase où l'activité du cerveau est intense et où l'on rêve le plus (Wikipédia, Cauchemar). Comme ce sommeil paradoxal occupe une part croissante de la nuit au fil des heures, les cauchemars arrivent surtout en seconde partie de nuit (Réseau Morphée, Les cauchemars). C'est pour cela que beaucoup de personnes se réveillent vers 4 ou 5 h, et pas en début de nuit.
Plusieurs choses les favorisent : une période de tension prolongée, le manque de sommeil, l'alcool le soir, certains médicaments, l'arrêt de certains autres. Les cauchemars sont aussi très présents après un évènement traumatisant. Et ils peuvent exister sans aucune de ces raisons, simplement parce que la nuit remet en scène ce que la journée n'a pas digéré.
Est-ce normal d'en faire toutes les nuits ?
Un cauchemar de temps en temps est banal, et ce n'est pas un trouble. En revanche, des cauchemars assez fréquents pour peser sur la qualité de vie concernent une part bien plus réduite de la population, estimée entre 2 et 5 % (Wikipédia). Autrement dit : si c'est presque chaque nuit, vous n'êtes ni seul(e) ni « fragile », mais ce n'est pas la norme, et cela mérite d'être pris au sérieux plutôt que subi.
Que faire au moment où je me réveille ?
Dans les premières minutes, le corps est encore en alerte. Trois repères simples, à tester plutôt qu'à appliquer à la lettre :
- Rallumez la conscience du présent avant de chercher à vous rendormir. Posez les pieds au sol, buvez une gorgée d'eau, nommez trois objets de la pièce. Le but est de sortir de l'image du rêve.
- Allongez l'expiration. Inspirez normalement, soufflez plus longtemps que vous n'avez inspiré, une dizaine de fois. C'est ce qui fait redescendre le rythme cardiaque le plus vite.
- Ne relancez pas l'histoire. Si le mental repart dans le scénario, le retour au sommeil s'éloigne. J'ai détaillé des gestes concrets pour repartir vers le sommeil dans un autre article du journal.
Un cauchemar qui vous laisse quelques secondes sans pouvoir bouger n'est pas la même chose, d'ailleurs : c'est ce phénomène où l'esprit se réveille avant le corps, impressionnant mais sans danger.
Peut-on changer un cauchemar qui revient toujours ?
Oui, et c'est une des pistes les plus intéressantes. Quand le même scénario se rejoue nuit après nuit, des professionnels de santé proposent une approche d'imagerie mentale : réécrire le cauchemar en état de veille, lui donner une fin différente, et répéter cette nouvelle version quelques minutes par jour. Les résultats publiés sont décrits comme encourageants, sans être systématiques (Wikipédia, Cauchemar). Le principe est simple : ce n'est pas le rêve qu'on affronte, c'est la place qu'il occupe.
Qu'est-ce qui, dans la journée, nourrit ces nuits ?
Presque toujours une tension qui n'a jamais trouvé de sortie. Une charge professionnelle qui déborde, une inquiétude qu'on garde pour soi, un souvenir qu'on évite de regarder. Le soir, le corps se pose, et ce qui a été mis de côté revient par la porte du rêve. Quand les réveils s'installent et que l'endormissement devient une épreuve, j'en parle plus largement dans ce que je propose face aux réveils de la nuit.
L'hypnose peut-elle aider ?
Elle n'efface pas un cauchemar sur commande, et personne ne devrait vous le promettre. Ce qu'elle accompagne, c'est ce qui l'entretient : l'état de vigilance qui ne redescend plus le soir, l'appréhension du coucher, et parfois une émotion restée bloquée autour d'un évènement précis. Avec la méthode SAJECE, on s'appuie sur vos propres ressources pour installer un retour au calme qui vous appartient, et que vous retrouvez seul(e) la nuit. C'est un accompagnement, pas un avis médical. Vous pouvez découvrir tout mon travail autour du sommeil, au cabinet d'Ajaccio, à Paris une semaine par mois, ou en visio depuis chez vous.
Questions fréquentes
Les cauchemars répétitifs ont-ils une signification ?
Pas de signification universelle, et méfiez-vous des listes de symboles toutes faites. Ce qui est utile, en revanche, c'est de repérer l'émotion dominante du rêve : être poursuivi(e), être en retard, perdre quelqu'un. Cette émotion-là parle souvent de la période que vous traversez.
Cauchemar ou terreur nocturne : quelle différence ?
Le cauchemar survient en sommeil paradoxal, surtout en fin de nuit, et on s'en souvient. La terreur nocturne arrive en sommeil profond, plutôt en début de nuit : la personne semble terrorisée, parfois crie, et n'en garde aucun souvenir au matin. Si vous vous demandez ce qui se passe chez un proche, votre médecin est le bon interlocuteur.
Un médicament peut-il provoquer des cauchemars ?
C'est possible, pour certaines familles de médicaments, comme pour l'arrêt de certains autres. Ne modifiez jamais une prescription de vous-même : signalez simplement la coïncidence de dates à votre médecin, c'est une information précieuse.
Et si les cauchemars viennent d'un évènement traumatisant ?
C'est l'un des cas où les cauchemars sont les plus fréquents, et où un accompagnement spécialisé est vraiment indiqué. Parlez-en à votre médecin, qui vous orientera. L'hypnose peut venir en appui de ce suivi, jamais à sa place.
Vos nuits vous fatiguent plus qu'elles ne vous reposent ? Réservez un premier échange pour en parler.
Rédigé par Caroline Desormeaux, Maître Praticienne en Hypnose SAJECE et praticienne en soins Rebozo · Ajaccio · Paris · Visio. L'hypnose ne se substitue en aucun cas au diagnostic médical et aucun traitement ne peut être suspendu sans l'avis du médecin.