On nous demande sans cesse de « lâcher prise ». Mais personne ne lâche prise en se sentant en danger : il faut d'abord se sentir en sécurité. L'hypnose et le Rebozo sont deux pratiques distinctes qui y mènent par deux portes. L'hypnose rassure le mental. Le Rebozo offre au corps l'expérience d'être tenu. C'est ce que j'appelle « Tenir, puis lâcher ».
Je vais vous confier une conviction qui s'est construite au fil de mes années d'accompagnement : le lâcher-prise n'est pas un effort. C'est une conséquence. La conséquence de se sentir, enfin, en sécurité.
Le malentendu du lâcher-prise
Quand on est anxieux(se), épuisé(e), en pleine rupture, on entend : « il faut lâcher prise ». Et on essaie. On se force à se détendre, à ne plus penser, à « laisser couler »… et c'est encore pire. Parce qu'on demande au système de baisser la garde alors qu'il se sent menacé.
Imaginez quelqu'un qui s'agrippe à une corde au-dessus du vide. Lui crier « lâche ! » ne l'aide pas. Ce qui l'aide, c'est de sentir un sol sous ses pieds. Alors seulement, ses mains s'ouvrent d'elles-mêmes.
C'est exactement ce qui se passe avec l'angoisse, les pensées en boucle ou les tensions qui ne partent pas : il manque le sol.
Deux portes vers le même endroit
La porte du mental : l'hypnose
En hypnose, je vous guide vers un état de calme concentré. Là, le mental peut faire quelque chose qu'il ne s'autorise jamais en journée : se poser. On y retrouve ses ressources, on dénoue ce qui tourne, on installe un sentiment de sécurité intérieure. La méthode SAJECE, que je pratique, repose sur cette idée : vous avez déjà en vous ce qu'il faut. Mon rôle est de vous aider à y accéder.
La porte du corps : le Rebozo
Le soin Rebozo parle un autre langage : celui du corps. Bercé(e) dans l'étoffe, puis enveloppé(e) et doucement « refermé(e) », le corps vit une expérience très simple et très ancienne : être porté, contenu, tenu. Pour beaucoup de personnes qui « tiennent tout » depuis longtemps, c'est une sensation oubliée. Découvrir le soin Rebozo.
Pourquoi je les garde séparés… et quand je les associe
Soyons clairs : l'hypnose et le Rebozo sont deux pratiques différentes, avec leurs indications propres, et je les propose séparément.
- On vient en hypnose pour l'anxiété, le sommeil, les pensées en boucle, la confiance, un blocage.
- On vient pour un soin Rebozo pour marquer un passage de vie, se rassembler, se sentir de nouveau entier(ère).
Mais il y a des moments où le mental et le corps sont tous les deux à bout. Après une rupture, un épuisement, une année où l'on a tout porté. Dans ces moments-là, n'ouvrir qu'une seule porte, c'est parfois laisser l'autre verrouillée. Associer les deux prend alors tout son sens.
L'approche « Tenir, puis lâcher »
[PROPOSITION À VALIDER PAR CAROLINE : déroulé, durée, et si elle souhaite réellement proposer cet accompagnement. Rien ne sera publié sans son accord.]
L'idée est simple et suit l'ordre naturel du corps :
- Tenir. D'abord le soin Rebozo : le corps reçoit la sécurité, il est porté, enveloppé, rassemblé. Le système sort du mode alerte.
- Lâcher. Ensuite, dans un second temps, la séance d'hypnose : le mental, apaisé par ce que le corps vient de vivre, peut enfin se poser et aller là où il n'osait pas aller.
- Garder. Vous repartez avec un exercice d'auto-hypnose qui réactive la sensation d'être tenu(e), à retrouver seul(e) chez vous. Mon exercice de lâcher-prise en 5 minutes. Mon accompagnement des émotions est présenté sur ma page hypnose, émotions et transitions, et le soin Rebozo se vit en présentiel, à mon cabinet d'Ajaccio ou pendant ma semaine mensuelle à Paris.
À qui s'adresse cette approche ?
- aux personnes qui sentent qu'elles « tiennent tout » depuis trop longtemps,
- à celles qui traversent une rupture ou une fin de cycle,
- à celles qui ont du mal à se détendre en séance « classique » parce que le corps reste sur ses gardes,
- à celles qui ont simplement envie de s'offrir un vrai passage.
Et si vous ne savez pas quelle porte ouvrir en premier, c'est justement à ça que sert le premier échange.
Questions fréquentes
Faut-il faire les deux ?
Non. La plupart des personnes viennent pour l'une ou l'autre. L'association est une possibilité, jamais une obligation.
Le même jour ou à quelques jours d'intervalle ?
On en décide ensemble, selon votre énergie et votre emploi du temps.
Est-ce possible à Paris ?
Le soin Rebozo se fait en présentiel, à Ajaccio ou lors de mes semaines à Paris. La partie hypnose peut aussi se faire en visio.
Vous vous reconnaissez dans « je tiens tout » ? Parlons-en lors d'un premier échange. On trouvera ensemble la bonne porte.
Rédigé par Caroline Desormeaux, Maître Praticienne en Hypnose SAJECE, soins Rebozo, Ajaccio · Paris · Visio. L'hypnose et le soin Rebozo ne se substituent en aucun cas à un diagnostic ou à un traitement médical ; aucun traitement ne peut être suspendu sans l'avis du médecin.