Un rebozo est un rectangle tissé d'environ 1,5 à 3,5 m de long, en coton, en soie, en laine ou en fibre artificielle, terminé par des franges nouées. Pour un soin Rebozo, on choisit le plus souvent une étoffe longue, solide et douce au toucher, qui supporte d'être tenue, tirée et lavée souvent.
L'étoffe, c'est ce que l'on remarque en premier en entrant dans la pièce : ses couleurs, son poids, son odeur de tissu propre. Beaucoup de personnes me demandent en quoi elle est faite, et si elles peuvent en acheter une. Voici ce qu'il faut savoir, sans rien vous vendre. Le sens symbolique de l'étoffe, lui, est expliqué dans la page sur le rituel Rebozo.
De quelle matière est fait un rebozo ?
Au Mexique, on trouve surtout trois matières.
- Le coton. C'est la matière du quotidien. Tenancingo, dans l'État de Mexico, est connue pour ses rebozos de coton fin, tissés sur métier à pédales ou, pour les plus fins, sur métier de ceinture (Sánchez Montiel, El Artista, 2023).
- La soie. Elle donne les pièces les plus fines et les plus chères. Santa María del Río, dans l'État de San Luis Potosí, en a fait sa spécialité.
- La soie artificielle (artisela). Moins chère, elle s'est largement répandue, y compris dans les ateliers traditionnels, selon la fiche du ministère mexicain de la Culture.
On trouve aussi des rebozos en laine, et beaucoup de modèles industriels en mélange de fibres.
Côté couleurs, les ateliers utilisent des teintures chimiques, mais aussi des teintures naturelles : cochenille pour le rouge, indigo pour le bleu, noyer, lichen ou fleurs d'œillet d'Inde (ministère de la Culture du Mexique, 2020).
Qu'est-ce que le « jaspe » ou l'ikat ?
C'est la technique qui donne au rebozo ses motifs si reconnaissables. Avant le tissage, on noue certaines parties des fils avec du coton serré. On plonge ensuite l'écheveau dans la teinture : les parties nouées restent claires. Une fois tissés, les fils dessinent des motifs aux bords légèrement flous, comme estompés.
Au Mexique, on parle de jaspe ; ailleurs, d'ikat. Les motifs portent des noms imagés : bolita (petite boule), lluvia (pluie)… Le « rebozo de bolita » de Santa María del Río est l'un des plus célèbres.
Quelles sont les dimensions d'un rebozo ?
Il n'existe pas de taille unique. Selon Wikipédia, la longueur va d'environ 1,5 m à 3,5 m. La fiche du ministère mexicain de la Culture distingue trois tailles, de la plus petite à la plus grande.
Pour un soin Rebozo, la longueur compte. L'étoffe doit pouvoir passer sous le corps, et la praticienne doit pouvoir en tenir les deux extrémités avec une bonne prise. On privilégie donc souvent des étoffes longues. Elles doivent aussi être solides, car elles sont tirées et nouées bien plus qu'un châle porté sur les épaules. Chaque praticienne a ses préférences : certaines utilisent un seul rebozo, d'autres plusieurs.
Écharpe, châle, foulard rebozo : est-ce la même chose ?
Pas tout à fait. Au Mexique, le rebozo est un vêtement, que l'on porte. En France, les mots « écharpe rebozo » ou « foulard rebozo » désignent souvent une grande étoffe vendue pour le portage ou pour le soin. Elle n'est pas toujours mexicaine, et pas toujours tissée à la main.
Ce n'est pas un problème en soi : un beau tissu solide fait très bien l'affaire pour bercer et envelopper. L'important est de savoir ce que l'on achète.
Comment reconnaître un rebozo tissé à la main ?
Quelques indices, sans garantie absolue :
- les motifs aux contours flous, signe d'une teinture par nouage des fils ;
- les franges travaillées à la main, nouées en motifs parfois très fins (on parle de rapacejo ou d'empuntado) ;
- de petites irrégularités, normales dans un travail fait à la main ;
- l'origine indiquée clairement, avec la région, l'atelier ou la coopérative.
Un rebozo traditionnel demande de trente à soixante jours de travail selon Wikipédia, et parfois bien plus pour les pièces de soie les plus fines. On raconte aussi qu'un rebozo de soie véritable passe à travers une bague. C'est une tradition orale, qui montre la finesse du tissage, pas un test fiable.
Comment laver et entretenir un rebozo ?
Suivez d'abord les consignes de l'artisan ou du vendeur. Voici les précautions de bon sens pour une étoffe tissée :
- Coton : lavage à la main ou en cycle délicat, à l'eau froide ou tiède, avec une lessive douce.
- Soie et soie artificielle : lavage à la main, à l'eau froide, sans frotter ni tordre.
- Teintures naturelles : elles peuvent dégorger. Lavez la pièce seule les premières fois.
- Séchage : à plat ou suspendu, à l'ombre. Le soleil direct ternit les couleurs.
- Franges : ne les essorez pas. Démêlez-les à la main quand elles sont encore humides.
Dans une pratique de soin, l'hygiène compte : les étoffes et le linge qui touchent le corps doivent être propres à chaque rendez-vous.
Où acheter un rebozo sans se tromper ?
Je ne vends pas de rebozos, mais je peux vous donner quelques repères. Privilégiez les pièces dont on connaît l'origine : un atelier, une coopérative, une région nommée. Demandez la matière exacte, car « soie » veut parfois dire « soie artificielle ». Méfiez-vous du mot « authentique » s'il n'est accompagné d'aucune précision. Et si vous voulez seulement vivre un soin, vous n'avez rien à acheter : c'est la praticienne qui apporte les étoffes, le plus souvent.
Pour connaître l'histoire de ce tissu, lisez Qu'est-ce que le rebozo ? Le mot, le Mexique, l'histoire d'une étoffe. Et pour savoir ce que l'étoffe fait pendant le soin, voyez le déroulé d'un soin Rebozo, temps par temps ou ma présentation du soin Rebozo. Je le propose à Ajaccio et à Paris, une semaine par mois.
Questions fréquentes
Peut-on faire un soin Rebozo avec un simple drap ?
Pour bercer, une étoffe longue et solide suffit. Mais le rebozo a une souplesse et une tenue que l'on retrouve rarement dans un drap.
Faut-il apporter son propre rebozo au soin ?
Non. Le plus souvent, la praticienne fournit les étoffes. Si vous avez un rebozo qui compte pour vous, parlez-en lors du premier échange.
Un rebozo peut-il sentir quelque chose ?
À Tenancingo, le « rebozo de aroma » est parfumé avec des plantes comme le romarin ou la lavande, selon Sánchez Montiel (2023).
Pourquoi certains rebozos sont-ils si chers ?
Parce qu'un tissage à la main demande des semaines, voire des mois, et le travail de plusieurs artisans.
Envie de sentir l'étoffe plutôt que d'en lire la description ? Réserver un premier échange. On en parle simplement, sans engagement.
Rédigé par Caroline Desormeaux, Maître Praticienne en Hypnose SAJECE et praticienne en soins Rebozo · Ajaccio · Paris · Visio Le soin Rebozo est un soin de bien-être qui ne se substitue pas à un avis médical.