Pleurer pendant un soin Rebozo arrive souvent, et c'est normal. Quand le corps se sent porté et en sécurité, la vigilance baisse, et ce que l'on retenait peut remonter : des larmes, un rire, un souvenir, ou un grand calme. Ce n'est ni un échec ni une obligation. C'est une réaction humaine, accueillie sans jugement.
« Je ne sais pas pourquoi je pleure. » Si cette phrase vous vient pendant un soin, parfois avec un petit rire gêné, rassurez-vous : il n'y a rien d'anormal, et vous n'avez rien à expliquer. Voici ce qui se passe, et comment on l'accueille.
Pourquoi les émotions remontent-elles pendant un soin Rebozo ?
Dans la vie de tous les jours, beaucoup d'entre nous « tiennent ». On gère, on avance, on met de côté ce qui est lourd pour plus tard. Ce « plus tard » n'arrive jamais vraiment, parce qu'il faut rester en alerte.
Le soin Rebozo change la donne pendant un moment. On est allongé(e), bercé(e), enveloppé(e). On n'a plus rien à porter, plus rien à contrôler. Quand le corps se sent en sécurité, la garde baisse. Et ce qui était retenu peut enfin passer.
Plusieurs choses y contribuent, d'après ce que décrivent souvent les personnes :
- le bercement, qui rappelle souvent des sensations très anciennes ;
- le fait d'être tenu(e), une expérience que beaucoup d'adultes n'ont plus vécue depuis longtemps ;
- le silence, qui laisse enfin de la place à ce que l'on ressent ;
- le moment de vie que l'on traverse : une rupture, une fin de cycle, une longue fatigue.
J'explique plus en détail ce lien entre sécurité et lâcher-prise dans ce que la sécurité du corps change au lâcher-prise.
Quelles émotions peut-on ressentir ?
Les larmes sont les plus visibles, mais elles ne sont pas les seules. On peut aussi ressentir :
- un rire, parfois irrépressible ;
- un souvenir, une image, une odeur qui revient sans prévenir ;
- une tristesse douce, sans objet précis ;
- un soulagement, comme un long soupir ;
- un grand vide, paisible, où l'on ne pense plus à rien ;
- rien de particulier, et c'est tout aussi bien.
Pleurer, est-ce le signe que le soin « marche » ?
Non. Et je tiens à le dire clairement, parce qu'on lit parfois le contraire. Pleurer n'est pas une preuve d'efficacité, et ne pas pleurer n'est pas un échec.
Certaines personnes vivent un soin très calme, presque endormi, et repartent pourtant apaisées. D'autres pleurent beaucoup lors d'un premier soin, puis plus du tout la fois suivante. Le soin ne cherche pas à provoquer une émotion. Il offre un espace, et chacun y dépose ce qui vient ce jour-là.
Que faire si je me mets à pleurer pendant le soin ?
Rien de particulier. Vous pouvez laisser couler les larmes, sans vous justifier ni vous excuser. Je reste présente, et le soin continue à votre rythme.
Vous pouvez aussi :
- demander une pause, pour respirer ou vous redresser ;
- parler, si vous en avez besoin, ou au contraire rester en silence ;
- demander d'alléger le serrage ou de ralentir le bercement ;
- arrêter le soin, si c'est trop pour aujourd'hui.
Personne ne vous demandera « pourquoi ».
Faut-il poser une intention avant le soin ?
C'est possible, mais ce n'est pas obligatoire. Certaines praticiennes proposent de formuler une intention au début : un mot, une phrase, ce que l'on aimerait déposer ou accueillir. Cela aide certaines personnes à donner un sens au moment. D'autres préfèrent arriver sans rien prévoir, et c'est très bien aussi.
Une intention n'est pas un objectif à atteindre. C'est plutôt une direction, que l'on peut abandonner en route.
Et après le soin, si l'émotion continue ?
Il arrive que l'émotion revienne dans les heures qui suivent, ou que l'on se sente plus sensible pendant un jour ou deux. Accordez-vous de la douceur : du repos, de l'eau, une promenade, quelques lignes dans un carnet.
Si une émotion vous submerge, ou si une tristesse s'installe au-delà de quelques jours, parlez-en à votre médecin ou à un psychologue. Un soin de bien-être ne remplace pas un accompagnement adapté. Si vous traversez des idées noires, appelez le 3114, le numéro national de prévention du suicide, gratuit et joignable jour et nuit.
Quand le soin Rebozo prend-il le plus de sens ?
Souvent lors des passages de vie, quand quelque chose demande à être déposé. Je détaille ces moments dans l'article sur le bon moment pour un soin. Et si c'est plutôt le mental qui s'accroche, l'hypnose peut aussi aider : voyez mon exercice pour lâcher prise.
Pour découvrir le soin dans son ensemble, lisez ma page sur le soin Rebozo. Je le propose à mon cabinet d'Ajaccio toute l'année, et à Paris une semaine par mois.
Questions fréquentes
Est-il normal de ne rien ressentir pendant un soin Rebozo ?
Oui. Un soin calme, sans émotion particulière, est tout aussi précieux. Il n'y a pas de bonne façon de le vivre.
Le soin Rebozo aide-t-il à lâcher prise ?
Beaucoup de personnes disent qu'il les aide à se poser. Chacun le vit à sa façon, sans promesse de résultat.
Et si un souvenir difficile remonte ?
Dites-le. On peut faire une pause, parler, ou arrêter. Si ce souvenir vous pèse ensuite, un psychologue pourra vous accompagner.
Peut-on rire pendant un soin Rebozo ?
Bien sûr. Le rire est une façon comme une autre de relâcher la tension.
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Rédigé par Caroline Desormeaux, Maître Praticienne en Hypnose SAJECE et praticienne en soins Rebozo · Ajaccio · Paris · Visio Le soin Rebozo est un soin de bien-être qui ne se substitue pas à un avis médical.